Mendiant de l’infini

L-1099-1En territoire tibétain, sur un plateau de 4500 mètres d’altitude, se dresse le mont Kailash, chaos de caillasse, de sable et de moraine. En faisant le récit de son voyage au Kailash, André Carpentier «déplie l’aventure», fût-elle tout intérieure.

«Et c’est là, en direction d’abord, puis autour de cette montagne cosmique dont on dit qu’elle soude les forces du ciel et de la terre, à l’axe sur lequel l’ensemble de la création pivoterait, parmi les pèlerins de quatre grandes religions remontant vers les étymons de leur foi, que moi, mon petit moi, avec mes potes, mes poches et mes carnets, je suis allé faire, non pas ce que le marketing voyagiste appelle du trekking, mais plutôt un voyage, étant donné que ce qui suscite mon intérêt, dans la chose, ce n’est pas de tester le mollet, la jeep ou le textile synthétique, ni de réaliser des prouesses et des exploits, mais d’éprouver autre chose. Éprouver aux deux sens du terme: avoir des sensations, des émotions, et consentir à une épreuve. Quant à cette autre chose, cela, à ce que j’en sais, et du moins pour ce qui me concerne, peut se condenser en quatre mots: divers (qui engage à ce que Victor Segalen appelle le moment exotique), beauté, épreuve, écriture.»

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